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Vision
 du future

Nos bassins versants sont à la croisée des chemins. Ces rapports montrent où nous en sommes, mais la véritable question est : quelle direction allons-nous prendre ?

Nous voulons davantage pour nos bassins versants. Voici nos principaux enseignements et recommandations pour l'avenir de l'évaluation de la santé de l'eau douce.

Points clés à retenir

Après avoir acquis et traité des millions de données, et grâce à l'implication de notre équipe dans tous les aspects de l'évaluation de la santé de l'eau douce de 2025, nous avons acquis une connaissance unique des bassins versants du Canada. De ce travail, nous avons dégagé quatre points clés, chacun accompagné d'une action claire pour faire progresser la collecte, l'évaluation et la gestion des données sur la santé de l'eau douce.

1 – Nous n’avons pas pu évaluer 75.6 % des sous-bassins versants

L'insuffisance des données signifiait que nous ne pouvions pas évaluer 75.6 % des sous-bassins versants. Par exemple, 53% des sous-bassins versants ne disposaient pas de données suffisantes sur la qualité de l'eau et 68.9 % n'ont pas pu être notés pour les invertébrés benthiques, ce qui rend impossible d’obtenir une image complète de la santé de l’eau douce.

2 – Il faut prendre un virage

L'évaluation de la santé de l'eau douce n'a été possible que grâce à un effort collectif. Nous avons recueilli des données auprès d'organismes gouvernementaux, de programmes autochtones, de groupes de surveillance communautaires, d'ONG, de consultants privés, de l'industrie et de chercheurs, contribuant ainsi à une vision plus complète de la santé de l'eau douce. Des plateformes comme DataStream, CABIN et le Columbia Basin Water Hub ont joué un rôle crucial dans la centralisation et la normalisation des données, rendant possibles des évaluations à l'échelle nationale comme celle-ci. Les initiatives de données ouvertes renforcent la précision et l'impact de nos résultats. Chaque goutte compte.

3 – Perdu sans boussole

L'Étoile polaire des Rapports sur les bassins versants constitue un cadre unifié et scientifique pour l'évaluation de la santé de l'eau douce au Canada. Grâce à des données normalisées et fiables, nous pouvons mieux orienter les décisions de gestion de l'eau, éclairer les efforts de conservation et sensibiliser le public. Sans programme commun et cadre unifié, la compréhension de la santé de l'eau douce et la protection de nos bassins versants demeurent fragmentées et incomplètes.

4 – Nous avons besoin de meilleurs outils pour une image plus claire

Pour vraiment comprendre la santé de l’eau douce, nous avons besoin de plus d’informations. évaluations cohérentes et accessibles des poissons, du benthisme, de l'hydrologie et de la qualité de l'eau, ainsi que de meilleures méthodes de surveillance régulière (et à une échelle pertinente). L'adoption de nouvelles méthodes, de lignes directrices actualisées et de données issues de la science communautaire, de l'industrie et de consultants renforcera la précision et l'impact des futurs rapports. 

Recommandations

Pour apporter des changements significatifs à la santé des eaux douces, nous devons agir de manière audacieuse et coordonnée. Ces recommandations décrivent les étapes clés pour renforcer la collecte de données, améliorer les évaluations et soutenir les efforts collaboratifs nécessaires à la protection à long terme des eaux canadiennes.

1 - Soutenir et célébrer l'action collective

La collaboration rend tout plus fort, plus efficace et plus rentable. En investissant dans des programmes à long terme, en renforçant les partenariats et en évitant la duplication des efforts, nous pouvons maximiser l'impact de notre travail collectif. Les plateformes de données ouvertes comme DataStream et le RCBA, ainsi que les programmes de surveillance autochtones, communautaires et scientifiques, sont essentiels pour combler les lacunes en matière de données et améliorer les évaluations. L'immensité du Canada et ses ressources limitées font que la collaboration n'est pas facultative, mais essentielle.

2 - Relever la barre pour protéger nos cours d'eau

Les lacunes en matière de données demeurent un défi majeur, limitant notre capacité à suivre les tendances et à prendre des décisions éclairées. Nous avons besoin d’une « étoile polaire » commune pour la santé de l’eau douce, une étoile qui fixe des attentes plus élevées en matière de surveillance, de rapports et de conservation. Un cadre unifié et scientifique doit guider les évaluations de la santé des eaux douces à tous les niveaux. Des méthodologies standardisées, des repères clairs et un investissement soutenu dans la surveillance à long terme contribueront à garantir des informations plus précises et exploitables.

3 - Changer le récit : mettre en avant les progrès et les réussites

L’espoir pousse à l’action. Malgré les lacunes en matière de données et les défis liés à la qualité de l'eau, nous devons également amplifier les réussites, notamment celles où les efforts de conservation, les changements de politiques et l'action collective ont conduit à de réelles améliorations. Les leçons tirées des réussites passées, telles que les mesures de protection de l'eau marquantes des années 1960 et 1970, notamment la Loi sur les ressources en eau du Canada, la Loi sur l'eau potable des États-Unis et les efforts binationaux visant à assainir les Grands Lacs, démontrent comment des investissements, une réglementation et une collaboration soutenus peuvent favoriser des améliorations à long terme de la santé de l'eau douce.

(Si vous souhaitez façonner des récits de manière plus positive, nous aimons les approches de communication telles que Des communications fondées sur l'espoir, Optimisme de conservation et Réparer les nouvelles)

4 - Moderniser la collecte et le partage des données

Nous ne pouvons pas réparer ce que nous ne mesurons pas. Pour améliorer les évaluations de la santé de l'eau douce, nous devons mieux définir les données nécessaires, où elles doivent être collectées et comment en garantir l'accessibilité. De nombreux ensembles de données historiques restent inaccessibles en raison de barrières financières, de formats obsolètes ou d'un manque de numérisation. Soutenir ceux qui collectent et gèrent les données – par le financement, le leadership et les infrastructures – renforcera les efforts de surveillance de l'eau à long terme.

5 - Développer des données significatives de la santé de l’eau

Les systèmes de notation doivent être transparents, pertinents au niveau régional et faciles à comprendre. Les directives modernisées devraient fournir des définitions claires de ce qui constitue une « bonne » ou une « mauvaise » santé de l'eau douce. La santé de l'eau devrait être évaluée à l'échelle de chaque plan d'eau, avec des analyses à l'échelle nationale garantissant que les données locales sont contextualisées et exploitables.